Cela prend parfois du temps avant de prendre conscience de certaines croyances qui sont si bien ancrées en nous qu’on ne tente même plus de les réfuter. Ces convictions deviennent alors pour nous des vérités. Vraiment? Oui, oui, je te le dis! C’est ça qui est ça. Point. Barre. J Si on prenait le temps de s’observer soi-même, je suis convaincue que plus d’un d’entre nous seraient surpris du pouvoir limitant de certaines certitudes que l’on entretient et qu’on ne prend pas le temps de remettre en question. Personnellement, j’ai bien envie de me défaire des croyances qui me limitent. A bas les fausses croyances pour que ce soit le « sky » qui devienne ma « limit »!

Pourquoi cette réflexion aujourd’hui? Parce que j’ai fait l’exercice fort payant de me regarder aller cette semaine! A propos d’une banalité en plus. Je m’explique. Comme plusieurs d’entre vous, je me considère active à temps très plein : maman de trois enfants en bas âge, employée à temps-plein, propriétaire d’une mini-compagnie-future-multinationale-faut-bien-rêver. Et avec tout ça vient bien sûr son lot de responsabilité s : courses, cuisine, lavage, ménage (bon, ça pas tant que ça!), exercices (faut bien se garder en forme), etc. La routine, quoi. Donc le temps libre se fait relativement rare. Ce sont les dernières minutes avant de sombrer dans un profond sommeil, qui je l’espère comme à chaque nuit ne sera pas ponctué de pleurs d’enfants, qui constituent MON MOMENT. Et à quoi j’applique « THE » moment? A lire un livre plate. C’est bien banal me direz-vous. Mais pourquoi donc je perds mon précieux temps personnel à faire quelque chose qui m’emmerde? C’est cette question anodine qui m’a remis au visage une fausse croyance que j’entretiens depuis beaucoup trop longtemps : quand on commence quelque chose, on doit le terminer. Et si je l’applique à propos d’une niaiserie comme un livre ennuyeux, imaginez pour les choses plus sérieuses de la vie! C’est là que ça fesse…

Ca me ramène à un épisode de ma vie où j’ai poussé la machine beaucoup trop loin au nom de cette croyance : ma courte expérience au MBA. D’ailleurs, ma motivation de mener à bien ces études était elle-même née d’un facteur un peu louche : avoir absolument besoin d’une maîtrise pour réussir ma carrière. Bien vite en cours de route, avec mon poupon d’à peine deux mois dans les bras et mes autres formations de coaching en cours, je me suis essoufflée. Et j’avais beau avoir du mal à envisager de priver ma famille (et mon moi-même d’ailleurs!!!) des 7 prochaines années de soirées et de fins de semaine vouées aux cours et à l’étude, je ne pouvais m’enjoindre à abandonner le projet. Ben quoi! Je l’avais commencé, faut bien le terminer! Au nom de quoi j’ai résisté à l’évidence que ce n’était pas pour moi le moment idéal de mener à bien cette maîtrise. Ce qui n’était d’ailleurs pas essentiel du tout. Aucunement présent dans la pyramide de Maslow! Ma résistance au nom de cette fausse croyance m’a entraîné tout droit vers l’épuisement. Celui qui fait mal. Mais qui change une vie souvent pour le mieux. Et c’est parfait comme ça. Je n’y changerais rien. Mais je me dois tout de même d’en tirer le plus de leçons possibles!

Alors quand je vois cette croyance rappliquer dans ma vie, comme le fait ridicule d’être incapable de changer de lecture avant la fin, je mets le oh là et je me rappelle de rester vigilante à ce que j’entretiens comme pensées. S’observer aller est selon moi essentiel pour un mieux-être. Ce qui peut sembler pour certains égocentriques peut s’avérer fort payant pour soi, son entourage et la collectivité. Ça nous permet de repousser ses limites, de se défaire de préjugés, de faire preuve d’ouverture face à la diversité et j’en passe.

Laissons-donc de côté les croyances limitantes venant de notre éducation, de nos expériences passées et de la société et ce, pour le bien de tous. Et puisque l’homme est apparemment si malléable, pourquoi ne pas remplir consciemment et consciencieusement notre banque de croyances d’une foule de nouvelles « vérités » personnelles remplies d’énergie bienveillante et de supers pouvoirs?

Alors qu’elles soient fondées ou non, je me ferai un devoir d’entretenir des nouvelles croyances, simplement parce qu’elles me font du bien. D’ailleurs, vous ai-je déjà dit que je ne manquerais jamais d’argent? Que je suis née pour accomplir de grandes choses? Que j’ai une santé de fer? Que mes défis amoureux sont un prétexte à mon épanouissement et à une relation plus forte? Qu’il n’y a rien que je vis que je ne peux affronter? Que la vie est belle? Que les embûches sont des cadeaux mal emballés? Je pourrais continuer longtemps mais je vous invite à continuer cette liste pour vous-même. Est-ce un début de pleine conscience? On lâche pas gang! Au diable les lectures plates. Avec en mon coeur les plus belles intentions du monde pour vous,

Marie-Pierre

1 réponse
  1. carolinecastonguay
    carolinecastonguay dit :

    Bravo pour ce beau texte. C’est si vrai ce que tu écris. Particulièrement aimé tes dernières lignes. J’en profite pour te confier toute mon admiration pour votre formidable entreprise 108 intentions. Je viens de commander mes premiers bracelets ! J’irai aussi prendre un café avec une amie très bientôt. Merci Marie !

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